ACTUALITE :

 

 

Protéger sa peau ou préserver l’environnement :

le choix cornélien des crèmes solaires.

Filtre antiUV (CLIC)

les dangers du bronzage excessif (CLIC)

À un moment ou à autre de notre vie, nous avons tous « consommé » la Méditerranée (séjours, vacances, baignades, croisières, activités nautiques…). Sujet peu médiatisé, celui de la pollution par les crèmes solaires et autres filtres anti UV est au cœur des enjeux environnementaux.

 

Accusée de polluer les océans, la star des plages n’est plus en odeur de sainteté. Pourtant, se protéger du soleil en restant attentif à l’environnement, c’est possible.

Cette vidéo du laboratoire CNRS de l’observatoire du centre Océanologique de Banyuls sur mer/Université Sorbonne va vous permettre d’y voir un peu plus clair

Les écosystèmes marins océaniques sont dangereusement exposés à diverses pressions, incluant la pollution chimique, notamment du fait des contaminants d’intérêt émergent (CEC). Parmi ces composés figurent les produits de soin corporel, et en particulier les filtres UV utilisés dans les crèmes solaires. Avec le développement croissant du tourisme, les plages et les zones côtières sont de plus en plus sollicitées et subissent une forte pression anthropique. L’utilisation de produits de protection solaire est largement encouragée par les professionnels de la santé et les gouvernements pour limiter les risques induits par les rayons UV. Or un récent rapport de l’Agence française de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) mentionne les filtres UV organiques comme une classe importante de polluants parmi les CEC, 45 % des filtres UV testés étant associés à des risques toxiques avérés pour les récifs coralliens. Cette conférence donnera un aperçu de cette situation, des travaux menés sur ce sujet à l’Observatoire Océanologique, et s’attachera à guider le public dans la jungle des ingrédients des crèmes solaires, pour trouver des solutions permettant de protéger à la fois la santé humaine et la santé environnementale.

Lien vers la vidéo :  CLIC ICI

A l’initiative de l’OFB et du parc marin du Golfe du Lion :

Une solution alternative aux effets néfastes de certains filtres UV sur la faune et la flore marine locale .

 

Pour vos activités maritimes, de plage, padle, kayak, bateau…

Se couvrir :
« je porte un T-SHIRT Anti-UV »

Pourquoi protéger sa peau des UV ?

Se protéger du soleil est devenu un geste réflexe lorsque nous allons à la plage ou en mer. Si cette précaution est essentielle pour préserver notre peau et prévenir les cancers, nous ignorons souvent que certains filtres UV des crèmes solaires peuvent avoir des effets néfastes sur la biodiversité marine.

Le soleil, à l’origine de cancers

L’exposition au soleil est le principal facteur de risque des carcinomes et mélanomes, des cancers de la peau pouvant évoluer gravement et devenir mortels.
Les UVA provoquent aussi un vieillissement prématuré de la peau en détruisant les fibres de collagène et l’élastine du derme. Une exposition aux UVB entraîne quant à elle des inflammations ou « coups de soleil».

Il est donc important de prendre des précautions contre l’exposition aux UVA et UVB du matin au soir.

L’intensité des UVA est relativement constante tout au long de la journée, alors que celle des UVB est plus élevée quand le soleil est plus intense (généralement entre 10 et 16 heures, lorsqu’il est au zénith).

Le bronzage est une conséquence de l’exposition de la peau aux rayons UV, mais il ne nous protège pas des agressions du soleil.

Aucune crème solaire, même d’indice de protection 50, ne garantit une barrière totale contre les rayons du soleil.

Filtres minéraux : dioxyde de titane (TIO2) et oxyde de zinc (ZnO)

Les crèmes solaires composées de filtres minéraux sont les seules à pouvoir être étiquetées comme « bio ». Cependant, ce label ne signifie pas que les produits minéraux sont sans danger.

Les deux seuls filtres minéraux du marché peuvent également être toxiques pour la biodiversité marine dès lors qu’ils sont utilisés sous forme de nanoparticules8.

Malheureusement, comme les tailles des particules de TiO2 et ZnO ne sont que très rarement indiquées sur les emballages, il est actuellement difficile de déterminer la non-toxicité des filtres UV minéraux.

Même certifié Bio, aucun produit cosmétique ne peut prétendre ‘‘protéger la biodiversité’’, ni même ‘‘respecter l’environnement » ?

Pour mieux adhérer à la peau, les particules de filtres UV peuvent être enrobées avec d’autres ingrédients, parfois controversés, comme les silicones à l’origine de résidus microplastiques polluants.

Ne pas utiliser des tubes de crèmes anciens, les produits de dégradation des filtres chimiques sont cancérigènes.

Source :

Les dangers du bronzage intensif

quels sont les risques de l’addiction au bronzage ?

L’exposition prolongée et/ou intense aux rayonnements UV naturels et artificiels peut avoir des conséquences sanitaires graves, à court terme comme à long terme, qui sont directement liées à la pénétration et à l’absorption de ces rayonnements dans les structures de la peau et de l’œil.

Les risques sanitaires induits sont nombreux :

  •  Coups de soleil
  • Dommages à l’ADN
  • Affaiblissement des défenses immunitaires et inflammation
  • Vieillissement cutané prématuré (rides, tâches …)
  • Effets sur l’œil (inflammation de la cornée, cataracte, photoconjonctivite)
  • Cancers de la peau et des yeux

La sensibilité des individus aux rayonnements UV est très hétérogène. Certaines personnes peuvent observer des effets secondaires même pour des expositions à de faibles doses voire à la suite d’expositions courtes (cf. tableau des phototypes).

Phototype Caractéristiques Bronzage Coups de soleil
Type 1 Peau claire, cheveux roux, nombreuses taches de rousseur Jamais Toujours
Type 2 Peau claire, cheveux blonds, peu de taches de rousseur Léger Toujours
Type 3 Peau claire, cheveux châtains, Pas de taches de rousseur Sous forme de hâle clair Fréquent
Type 4 Peau mate, cheveux bruns Facile et foncé Rarement
Type 5 Peau mate, cheveux très bruns Très foncé Exceptionnel
Type 6 Peau et cheveux noirs Noir Jamais

.

Les effets des expositions aux UV artificiels et naturels sont cumulatifs et augmentent le risque de développer un cancer de la peau.

Il existe deux types de cancers de la peau induits par les UVA et B : les carcinomes (basocellulaires et épidermoïdes) et les mélanomes.

  • Les carcinomes sont les plus fréquents (environ 90% de l’ensemble des cancers cutanés). Dans la plupart des cas, une détection précoce permet un traitement chirurgical simple.
  •  Le mélanome (environ 10% de l’ensemble des cancers cutanés) est plus dangereux. Chaque année en France, près de 10 000 nouveaux cas sont découverts et 1 620 décès sont estimés pour 2011. Dans la plupart des cas, le mélanome apparaît en peau saine sous forme d’une tache pigmentée ressemblant à un grain de beauté mais s’en différenciant par l’irrégularité des contours, la polychromie (zones brunes, violines, rosées, ou bleutées) et l’irrégularité de la surface. Plus rarement, le mélanome survient comme dégénérescence d’un grain de beauté dont les contours, la couleur, et l’aspect se modifient.
    Si on ne reconnaît pas le mélanome à sa phase initiale, il peut croître et générer des métastases.

Les sujets les plus à risque sont les :

  •  sujets à peau claire (phototypes I et II notamment),
  •  avec difficultés à bronzer,
  •  attrapant des coups de soleil facilement,
  •  avec des cheveux blonds ou roux,
  • avec des yeux gris ou bleus,
  • les enfants,
  • les personnes travaillant en plein air sans protection,
  •  les personnes qui pratiquent régulièrement des sports nautiques sans protection.

Les autres effets cutanés

Les coups de soleil

Le coup de soleil est une brûlure locale de l’épiderme d’étendue et de degré variables due aux rayons ultraviolets A et B (artificiels comme naturels). Il se manifeste par des rougeurs douloureuses. Si des couches profondes de la peau sont touchées, il y a alors brûlure au second degré, des cloques se forment.
La répétition de coups de soleil augmente fortement le risque de cancer cutané, surtout si elle a lieu dans l’enfance.

Le vieillissement cutané prématuré

Le vieillissement cutané prématuré est une des conséquences d’une surexposition aux UV naturels et artificiels. Les UVA s’introduisent dans le derme et détruisent les fibres de collagène et d’élastine. Les effets se manifestent 10 ou 20 ans après les irradiations par :

  • des taches pigmentaires de couleur plus ou moins foncée sur le dos des mains et le visage ;
  •  des kératoses actiniques (épaississements localisés de la peau). La peau desquame et si l’on arrache ces lambeaux de peau, un léger saignement survient. Ces lésions sont considérées comme précancéreuses ;
  • – à d’autres endroits, une atrophie du derme et de l’épiderme (amincissement de la peau),
  • des pétéchies (tâches de couleur rouge foncé dues à des hémorragies circonscrites au niveau de la peau) et des pseudo-cicatrices,
  • une accentuation de la sécheresse cutanée et des rides.
  • Le vieillissement cutané prématuré favorise l’irritation cutanée et les réactions aux médicaments tout en ralentissant la vitesse de cicatrisation. La peau devient plus perméable aux différents allergènes. La perception sensorielle et thermique diminue.

La photosensibilisation

La photosensibilisation désigne un état anormalement sensible de la peau qui provoque des réactions allergiques, suite à une exposition à la lumière solaire ou artificielle, combinée avec une substance chimique appliquée sur la peau, ingérée ou injectée (certains médicaments, certains produits cosmétiques ou parfums).
Deux réactions type existent : les réactions phototoxiques et les réactions photoallergiques.

Illustration d’une réaction photo-toxique suite à la prise d’une variété d’antibiotiques ayant provoqué des brûlures

La phototoxicité se traduit par un « super coup de soleil » pouvant laisser des taches hyperpigmentées. Elle survient chez n’importe quel sujet. Elle est liée à l’exposition aux UV associée à la consommation de médicaments dits photosensibilisants.

Il est donc important de se renseigner auprès de son médecin traitant ou de son pharmacien pour savoir si les médicaments qu’on vous a prescrits sont photosensibilisants. S’ils le sont, il faut éviter l’exposition aux UV naturels et artificiels. Les réactions sont strictement localisées aux régions exposées. En cas d’exposition au soleil, il est nécessaire d’utiliser des moyens de protections adaptés : port de vêtements sec, chapeau à large bord et utilisation d’une protection UVA/UVB maximale.

Illustration d’une réaction photo-allergique médicamenteuse ayant provoqué un eczéma aigu

La photoallergie se traduit par un eczéma ou un urticaire sur les zones exposées aux UV comme celles qui n’ont pas été exposées. Une prédisposition naturelle expose à ce type de réaction allergique.

Elle est plus rare que la phototoxicité. Elle s’aggrave à chaque fois que la combinaison produit chimique / exposition aux UV naturels ou artificiels est réitérée.

Exemples d’agents photosensibilisants :

Par usage local :

  • colorants : fluorescéine, éosine, antiseptiques locaux,
  •  plusieurs plantes contenant du psoralène (céleri, persil,
  • bergamote, citron, etc.),
  •  parfums (eau de toilette, eau de Cologne), et déodorants,
  •  produits cosmétiques (« accélérateurs de bronzage » à base de psoralènes notamment),
  •  certains médicaments (peroxyde de benzoyle, phénothiazines, certains anti-inflammatoires),
  •  antibactériens locaux.

Par voie interne :

  •  Médicaments (psoralènes, quinolones, cyclines – antibiotiques -, phénothiazines, amiodarone, antimitotiques antidépresseurs, phénothiazines, sulfamides – antibactériens, antidiabétiques, diurétiques -, hydroquinidines).
  • La prise « sauvage » de psoralène dans un but esthétique est responsable de brûlures sévères (nécessitant une hospitalisation) après exposition aux UV naturels ou artificiels.

Les effets ophtalmiques

Les UV provoquent des désagréments allant du simple œil rouge à des troubles plus sérieux : affections de la rétine, inflammations, apparition prématurée de la cataracte.

La kératite
La kératite est une inflammation de la cornée accompagnée de douleurs et de rougeurs situées en périphérie de l’œil. Elle entraîne une cécité passagère. Les radiations UV en sont responsables mais le plus souvent la kératite disparaît en quelques jours, et ne laisse pas de séquelles. Malgré tout, il est important de consulter rapidement un ophtalmologue.

La cataracte
La cataracte compte actuellement parmi les maladies oculaires les plus répandues dans le monde qui sont traitées par les ophtalmologistes.
Les UVA ont été reconnus responsables de cataractes dites corticales c’est-à-dire localisées à la périphérie du cristallin. La cataracte entraîne une opacification du cristallin et des symptômes tels que baisse de la vue, brouillard, éblouissement à la lumière vive. Attention la cataracte mène inéluctablement à une cécité totale. Il est donc important de consulter au plus vite.

Sources :

Direction générale de la santé (DGS)
14 avenue Duquesne
75350 Paris 07 SP

Jean Marchal