Protection de la mer et des océans

La mer commence au seuil de notre logement

Protection de la mer et des océans

Qu’entend-on par eau pluviale ?

L’eau pluviale correspond à l’eau de pluie qui ruisselle sur les surfaces imperméables de nos villes. Elle est recueillie le long des trottoirs, par les avaloirs ou par les réseaux d’évacuation des toitures, puis rejetée directement dans une rivière, sans traitement. Lors d’une pluie de 5 mm, une ville moyenne de 20 km² doit évacuer environ 100 m³ d’eau, contre 400 m³ pour une pluie de 20 mm.

Pourquoi l’eau pluviale est-elle polluée ?

Elle entraîne notamment des feuilles, du papier, des plastiques, des mégots, des eaux de lavage automobile, des déjections animales et parfois des substances polluantes, comme de l’huile de vidange, des résidus de peinture ou des produits phytosanitaires.

Solution : prévenir la pollution en signalant les avaloirs

·       Utiliser un pochoir portant la mention « Ici commence la mer » ou le nom de la rivière locale : une solution économique.

·       Installer une plaque vissée devant l’avaloir : une solution durable.

·       Poser une plaque aux couleurs de la mairie : une solution financée par la commune.

·       Équiper les avaloirs de filtres : une solution coûteuse qui exige un entretien régulier.

Méthodologie :

La mise en place de ce message fait intervenir deux collectivités compétentes :

1.   La collectivité chargée de la gestion des eaux pluviales et du réseau d’assainissement associé¹.

2.   La collectivité propriétaire du trottoir ou de la rue.

Contacter d’abord la première collectivité, puis la seconde.

Mise en œuvre :

·        Après l’accord de la mairie, appliquer la méthode choisie devant les avaloirs — ouvertures situées le long des trottoirs et destinées à évacuer les eaux de ruissellement. L’utilisation d’un pochoir est simple.

·        L’idéal est d’inaugurer un premier avaloir avec le maire et le club, puis de présenter l’initiative dans le magazine local.

·        Cibler en priorité les avaloirs les plus visibles de la commune, notamment à proximité des écoles et des collèges, en associant ces établissements et le service technique.

¹ Cette compétence nécessite plusieurs vérifications :

·       Identifier d’abord l’intercommunalité à laquelle appartient la commune : communauté de communes (CC) ou communauté d’agglomération (CA).

·       La gestion des eaux pluviales urbaines (GEPU) est une compétence obligatoire pour les communautés d’agglomération, mais facultative pour les communautés de communes. Dans ce dernier cas, consulter le site de l’intercommunalité pour vérifier ses compétences.

·       Si une communauté de communes n’exerce pas cette compétence, celle-ci relève de la commune ou, éventuellement, d’un syndicat mixte chargé de l’assainissement et des rivières.

·       Une communauté d’agglomération peut également déléguer la compétence GEPU à un syndicat mixte, bien que cette situation soit plus rare.

·       Vérifier aussi s’il existe un syndicat mixte chargé de l’entretien des rivières sur le territoire communal. Il peut soutenir la démarche auprès des autres collectivités, puisqu’il a intérêt à limiter les rejets polluants dans les cours d’eau.

·       Ces syndicats sont fréquents, notamment autour des rivières importantes. Leur approche à l’échelle du bassin versant complète celle des communautés de communes et des communautés d’agglomération.

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