Mise en pratique de la résilience
La résilience est la capacité d’un système à encaisser un choc, à y résister, à s’adapter, puis à repartir en se renforçant pour mieux faire face aux perturbations futures.
Définition :
La résilience est la capacité d’un système à encaisser un choc, à y résister, à s’adapter, puis à repartir en se renforçant pour mieux faire face aux perturbations futures.
La résilience ne se confond pas avec l’écologie :
· Une voiture écologique vise par exemple à réduire son poids et sa consommation.
· Une voiture résiliente, elle, est durable, réparable et capable de fonctionner longtemps avec des ressources simples.
Une ville peut être écologiquement efficace grâce à la réduction des déplacements, à la densité de population et à l’habitat collectif.
En revanche, elle n’est pas forcément résiliente : une coupure d’électricité, d’eau ou d’approvisionnement peut rapidement la paralyser.
Nous sommes tous concernés par la résilience.
La résilience concerne aussi les individus. Dans certains pays d’Europe du Nord, il est recommandé de disposer de provisions permettant de vivre en autonomie pendant deux semaines.
Elle concerne également les collectivités territoriales, notamment à travers les plans climat, élaborés par les communautés de communes et d’agglomération.
Pourquoi se préoccuper de résilience ?
La résilience devient essentielle dès lors que nous prenons conscience que nous vivons sur une planète aux ressources limitées et que nous transformons ses réserves en déchets.
Nous constatons aussi que ces déchets dépassent la capacité d’absorption de la planète.
Nous comprenons enfin que nous modifions durablement le climat et que notre organisation, très centralisée et spécialisée, reste vulnérable aux perturbations pouvant affecter l’accès aux biens de première nécessité.
Par exemple, en cas d’embargo pétrolier strict :
· La réduction des transports perturberait l’approvisionnement des magasins ;
· Le chauffage pourrait être fortement réduit ;
· La production d’électricité pourrait baisser, avec des coupures à la clé ;
· La distribution d’eau pourrait elle aussi être restreinte.
Comment créer un système résilient
1. Constituer des stocks collectifs et prévoir, si besoin, des capacités supplémentaires.
2. Accepter que tout ne peut pas être anticipé, et prévoir des barrières face aux risques.
3. Diversifier les sources d’approvisionnement, en particulier via les circuits courts.
4. Renforcer les solidarités, le partage et les relations de confiance.
5. Prévoir des systèmes redondants pour les réseaux les plus sensibles.
6. Développer une sobriété à l’échelle du système.
7. Tirer des enseignements des erreurs pour les corriger.
8. Concevoir une organisation suffisamment robuste pour encaisser les chocs.
9. La rendre aussi flexible, car mieux vaut plier que casser.
10. Adopter une approche inclusive, attentive aux maillons les plus fragiles du territoire.
11. Viser un fonctionnement régénératif.
12. Assurer une autonomie pour les besoins essentiels.
13. Préparer les habitants et favoriser un état d’esprit lucide, afin d’éviter le déni.
14. Adopter une pensée systémique, en traitant les causes plutôt que les seuls symptômes.
15. Identifier les biens communs indispensables à la survie et les soustraire à la seule logique du marché.
16. Avoir le courage de transformer le système, avec une réelle implication citoyenne.
17. Prendre en compte les oppositions, notamment celles de ceux qui pensent avoir quelque chose à perdre, et chercher à les rallier par le dialogue, la raison ou des compensations.
18. Préserver l’harmonie et l’équilibre avec le vivant et les écosystèmes.
Bibliographie : Arthur Keller le 13-10-2021 Cours dispensé aux 2nd année de Centrale Supélec
University College London (Master of Science in Spacecraft Technology and Satellite Communications), ESCPE Lyon (diplôme d’ingénieur en traitement de l’information), Institut de relations internationales et stratégiques (Diplôme en gestion de programmes internationaux). https://youtu.be/FoCN8vFPMz4
