La forêt francaise et le changement climatique

La forêt francaise et le changement climatique

1ère conférence thématique en ligne sur la forêt organisée par l’équipe « Défi pour l’environnement – Lions de France»

La Forêt française face au changement climatique. Trois experts de l’ONF nous expliquent leurs plans de lutte.

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Quatrieme de l’Union Européenne par sa superficie, la forêt française occupe 31 % de notre territoire. Contrairement aux idées reçues, elle est en expansion multipliant par 2 sa surface en deux siècles. Si son usage a évolué au fil du temps, aujourd’hui elle nous abrite, nous chauffe, nous équipe et nous accueille.

La forêt française est répartie entre propriétaires privés et publics. La forêt publique, gérée par l’ONF, représente 25% de la forêt en métropole.

La gestion multifonctionnelle appliquée par l’ONF permet de prendre en compte l’ensemble des services écosystémiques rendus par la forêt avec quatre grands objectifs : valoriser la ressource en bois ; protéger l’environnement et la biodiversité ; prévenir et gérer les risques naturels et accueillir tous les publics.

Ces forêts sont aujoud’hui menacées par les évolutions climatiques avec de forts épisodes de sécheresse et de pluie qui entrainent des maladies : apparition de champignons, d’insectes nuisibles, disparition d’essences et déséquilibre de la biodiversité attenante.

Si les changements climatiques sont des épisodes connus depuis des millénaires, la période actuelle de réchauffement s’est accélérée fortement en raison des émissions de gaz à effet de serre (GES).

En France, en effet, chaque habitant produit de 7 à 11 tonnes par an de CO2. La France, comme l’Europe, s’est engagée à la neutralité carbonne d’ici 2050 et a signé le pacte « Green Deal », reconnaissance de la vulnérabilitérabilité des forêts face au changement climatique et de leur rôle majeur pour la séquestration de CO2 dans l’atmosphère.

Les connaissances actuelles permettent de comprendre les mécanismes des « 3 S » – Séquestration du CO2, Stockage, Subsitutution – et d’agir pour atténuer le changement climatique.

Chacun peut également contribuer à cet engagement national en modifiant son comportement au quotidien, non seulement en étant des relais d’informations sur la nécessaire préservation de nos forêts, mais aussi en participant à la reforestation (site ONF-Agir pour la forêt).

ci dessous l’intégralité de  la vidéoconférence :

proposé par Thérèse Moinet

Plantation 2200 chênes et merisiers en foret de Montmorency

Plantation de 2000 chênes et merisiers en forêt de Montmorency

Le Lions Clubs International (Ile de France Ouest : 78-92-95) a signé en mars 2020 un partenariat avec l’Association Nationale des participants aux OPérations EXtérieures (ANOPEX) https://anopex.org et l’Office National des Forêts (ONF) https://www.onf.fr/ pour contribuer au reboisement d’une parcelle située dans la forêt domaniale de Montmorency.

Pourquoi cette forêt ?
Les châtaigniers, qui la composent à 70%, sont atteints de l’encre du châtaignier. Cette maladie est due à un pathogène (champignon) qui détruit le système racinaire des châtaigniers. Toute cette forêt est concernée. La maladie évolue très rapidement par zones, pouvant aller jusqu’à plusieurs hectares. Il n’y a pas de traitement possible : les arbres dépérissent et doivent être coupés rapidement. Pour résoudre ce problème, l’ONF procède à des coupes sanitaires sur des surfaces importantes pouvant conduire à des coupes rases.

Les travaux de plantation vont la renouveler progressivement avec des essences résistantes au pathogène, adaptées au sol et au climat, assurant ainsi la pérennité de la forêt pour les générations futures. L’ONF a choisi de replanter des chênes, des merisiers et des aliziers.

Pourquoi cette initiative ?

Si le Lions Clubs International est connu pour ses actions solidaires, culturelles et humanistes, celles relatives à l’environnement le sont moins. Elles représentent pourtant un volet majeur des actions des Lions en France et dans le monde entier. Un exemple : en 10 ans les Lions ont planté plus de 20 millions d’arbres dans le monde entier …
L’Equipe Mondiale du Service du District Ile de France Ouest, après avoir pris contact avec l’équipe de l’ONF à Versailles, s’est dit  “nous devons agir, cette forêt est en grande souffrance” et si  l’assertion ” partout où il y a un besoin il y a un Lion” est appliquée à l’Homme, elle peut l’ être aussi à ” Dame Nature”….

” Les Lions protègent la Nature, les militaires la population, l’ONF la forêt et sa biodiversité, les écorces l’arbre et ses racines : une belle alliance, une belle initiative…” (Madame Darrieussecq    )

Le projet : combiner mémoire et environnement

C’est ainsi que les Lions ont “retroussé leurs manches ” pour trouver des fonds et réaliser des actions, comme la vente du livre de Marc Crès ” Arbres et forêts des régions de France” ; l’organisation d’une balade gourmande en forêt de Montmorency (Club Eragny Boucle de l’Oise) et se sont mis à la recherche de mécènes pour que le nombre d’arbres replanté soit significatif.
Un partenariat a alors été conclu avec l’ANOPEX et a permis de replanter plus de 2 200 arbres sur la parcelle 235, située près du fort de Domont.

L’inauguration de cette forêt a été placée sous le haut patronage de M. Emmanuel Macron, Président de la République, et présidée par Madame Geneviève Darrieussecq  – Ministre déléguée auprès de la Ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants – le 10 décembre 2020 en présence de Dominique Mallet , Président 2020-2021 des Lions de France, monsieur Jean Pierre Pakula , président de l’ANOPEX et monsieur Jean-Yves Caullet – président du Conseil d’Administration de l’ONF et de quelques personnalités locales pour tenir compte du contexte sanitaire.

Cette cérémonie s’est terminée par un hommage aux militaires qui ont donné leur vie pour la France en Opérations extérieures et intérieures et par une plantation symbolique d’un chêne et d’un merisier. Les arbres restent anonymes.

Un rendez-vous a été programmé pour l’année prochaine sur le même lieu avec les mêmes partenaires mais en y associant, si le contexte sanitaire le permet, des enfants des communes environnantes.

proposé par Thérèse Moinet